Comment le risque d’autisme varie-t-il avec la prématurité ?
Une grande étude sur dossiers médicaux a observé que la probabilité d’un diagnostic d’autisme augmentait progressivement lorsque l’âge gestationnel diminuait. L’association allait d’une hausse modeste à 36 semaines à une hausse beaucoup plus importante avant 28 semaines. La prématurité est un facteur de risque populationnel, pas une prédiction certaine pour un enfant.
Ce que l’étude a comparé
Les chercheurs ont apparié 1 861 personnes ayant un diagnostic de trouble du spectre de l’autisme à 18 610 témoins. Après ajustement, les rapports de cotes augmentaient avec une naissance plus précoce : environ 1,37 à 36 semaines, 1,67 à 34–35 semaines, 2,14 à 32–33 semaines, 2,95 à 28–31 semaines et 4,37 avant 28 semaines.
Comment lire ces chiffres
Un rapport de cotes n’est pas la probabilité absolue pour un enfant. La plupart des enfants prématurés ne recevront pas un diagnostic d’autisme, et beaucoup d’enfants autistes sont nés à terme. Le gradient soutient une relation robuste, mais ne désigne pas un mécanisme unique.
Limites
Les dossiers de soins ne capturent pas parfaitement les facteurs familiaux, génétiques, obstétricaux et néonataux. Une surveillance développementale plus intensive après une naissance prématurée peut aussi augmenter la détection.
Source primaire
- Israel A, et al. Gestational age and autism spectrum disorder: a matched case-control study. Journal of Perinatology. 2026.
Cette synthèse informe ; elle ne permet pas de prédire le développement d’un enfant.